27 janvier 2007
Moi vouloir être un chat
23 janvier 2007
Hiips...
Ma pompe s'est cassée.
Ce petit ustensile sert à reboucher une bouteille de vin qu'on a pas terminée en faisant un vide d'air, ce qui permet de conserver le contenu pendant plusieurs jours sans altération du noble produit (il paraît même que ça peut durer 3 semaines mais je finis mes bouteilles plus vite que ça donc je ne saurais dire).
Et donc, elle est cassée. Et il faut que j'en rachète une et je vais le faire.
Le seul problème en attendant, c'est que comme mon vin ne se conserve plus, je finis mes bouteilles et du coup, la modération, bof bof...
Bref, j'écris ces quelques lignes sans aucun intérêt juste pour voir si j'arrive encore à taper avec les genoux tout mous et le sourire agricole.
Et on dirait que ça va pas trop mal, j'ai pas besoin de revenir trop souvent en arrière pour corriger mes fautes de frappe et mes phrases ont l'air d'avoir du sens.
Je peux donc me permettre un digestif (oui, j'ai mangé tôt ce soir).
A la vôtre !
Assis sur un fagot
Assis sur un fagot, une pipe à la main,
Tristement accoudé contre une cheminée,
Les yeux fixés vers terre, et l’âme mutinée,
Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.
L’espoir, qui me remet du jour au lendemain,
Essaie à gagner temps sur ma peine obstinée,
Et me venant promettre une autre destinée
Me fait monter plus haut qu’un empereur romain.
Mais à peine cette herbe est-elle mise en cendre,
Qu’en mon premier état il me convient descendre,
Et passer mes ennuis à redire souvent:
Non, je ne trouve point beaucoup de différence
De prendre du tabac à vivre d’espérance,
Car l’un n’est que fumée, et l’autre n’est que vent.
Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661)
20 janvier 2007
Johnny est bien arrivé en Suisse
En effet, l'idole des jeunes de 57 à 107 ans doit effectivement être maintenant installé dans son nouveau pays de résidence puisque son bus de tournée passait hier le contrôle technique à Genève.
Bon, trève de moquerie, il faut avouer qu'on ne s'imagine pas, allant présenter sa voiture au contrôle, que l'on va avoir l'opportunité d'admirer une magnifique oeuvre d'art signée d'un certain Diego (libre dans sa tête?). Et je ne vous dis même pas comme de près, c'est pire.
Chacun sa passion et ses goûts mais quand même, y'en a qui ont pas peur...
18 janvier 2007
Madâme - John Paul Lepers (2006)
Pour les parisiens ou ceux qui passent à Paname ces prochaines semaines et qui veulent se faire une toile utile :
"MADÂME, LE FILM"
depuis une semaine, dans une seule salle en France!
TOUS LES JOURS À 20H00
AU CINÉMA L’ENTREPÔT (réduction pour les chômeurs)
7 rue Françis de Pressensé 75014 Paris 01 45 40 60 70
(Métro Pernety, ligne 13)
La fréquentation de la première semaine est bonne, et pourtant nous avons besoin de vous aujourd'hui !
Malgré l'actualité de l'opération "Pièces Jaunes", à ce jour pas de promo ni de presse pour le film interdit...
Merci de faire suivre ce message à vos amis, vos collègues, vos connaissances.
Ce film marchera grâce au bouche à oreille ou il disparaîtra de l'écran. Plus d'infos et des bandes annonces sur: http://johnpaullepers.blogs.com
Chansons du deuxième étage - Roy Andersson (2000)
Dans une ville européenne indéterminée, un employé s'accroche aux pieds de son patron qui vient de le licencier après 30 ans de bons et loyaux services, un magicien scie vraiment en deux un spectateur qui se retrouve à l'hôpital et un immigré se fait rouer de coups par des passants bien habillés devant des badauds indifférents. Pendant ce temps, un marchand de meubles se promène dans la ville le visage couvert de cendres, après avoir incendié son propre commerce pour toucher les assurances. Son fils aîné est un poète interné dans un institut psychiatrique, tandis que son autre fils conduit un taxi dans des rues en proie à d'immenses embouteillages. Ces événements et bien d'autres sont annonciateurs d'un grand chaos, aussi bien économique que social et spirituel.
Je me souviens qu'à la sortie de la salle, ma copine de l'époque et moi-même nous sommes dit que s'il avait raté la Palme à Cannes, c'était certainement parce qu'un tel chef-d'oeuvre d'humanité, d'intelligence et de pure beauté était au-delà d'un prix finalement si banal. Que ce Sångar från andra våningen méritait plus quelque chose comme un Nobel du cinéma, un prix plus définitif, en gros.
Parce que l'impression de sortir d'une salle de cinéma en étant transformé, plus ouvert, plus intelligent, plus humain et tout ça en étant en plus passé par toutes les émotions que le 7ème art peut offrir, c'est une expérience tellement rare que le fait que Besson et son jury aient préféré lui délivrer un prix de consolation n'avait que peu d'importance, mis à part le fait que ça aurait pu offrir une exposition médiatique plus importante à ce bijou.
Bref, j'aime énormément Chansons du deuxième étage et les multiples visionnages en DVD depuis cette première rencontre n'ont fait que me conforter dans mon opinion.
Quelques extraits de critiques glanées sur le web
(...)Il ne faut pourtant pas s'arrêter au côté absurde du film. Il existe une véritable profondeur dans " Chansons du deuxième étage ". L'humour cache (et à la fois révèle) un grand désarroi. L'absurde des scènes est là pour mieux parler des hommes. En voyant le film, on a le sentiment d'être devant un Monty Python qui aurait une portée existentielle. Parce que Roy Andersson a un véritable sens de la cocasserie et de l'humanité. Et parce que pour lui, " l'humour est une question de vérité (..)
(...)Roy Andersson ne nous épargne aucune stupidité sociale, toutes ici sont mises en exergue de façon amèrement cynique. C’est ce qui fait que nous sommes toujours sur le fil du rire, entre moquerie de l’autre et malaise de nous reconnaître aussi dans ces habitudes. Ainsi ce grincement efface toute éventuelle condescendance à l’égard d’une société filmée sous ses pires dehors par des images austères mais soignées à l’extrême et dont la pertinence frappera le spectateur chanceux d’assister à un tel manifeste.
(...)La composition progressive de certains plans rappelle la manière de Tati, des passages surréalistes s'inspirent directement de Buñuel, tandis que l'humour noir ou absurde de certaines situations évoque les Monty Python. Pourtant, à travers ces moments cocasses ou insolites, se profile une méditation désespérante sur la société occidentale actuelle, en proie au capitalisme sauvage et en perte de repères spirituels ou religieux. Au surplus, les teintes glauques des images, les visages blafards de certains personnages, la présence de revenants qui viennent donner mauvaise conscience aux vivants, confèrent une ambiance crépusculaire à cette oeuvre singulière, inspirée par un poème tout aussi étonnant du Péruvien Cesar Vallejo, écrit en 1936. Les interprètes, tous des non-professionnels, jouent dans la note voulue.
16 janvier 2007
Une semaine déjà... seulement...
Ca fait une semaine aujourd'hui que j'ai écrasé ma dernière cibiche.
Putain d'Allen Carr. Il raconte qu'il est passé de 100 à 0 cigarettes du jour au lendemain sans avoir ressenti autre chose que du bonheur. Menteur, va ! Qu'est-ce qu'on inventerait pas pour vendre des bouquins...
Bref, les trois premiers jours, ce fût dur, horrible, des bourdonnements dans les oreilles, la tête qui tourne, les mains tremblantes, une horreur.
Là, maintenant ça va. Il y en a 3 à 5 par jour qui me manquent vraiment. Mais surtout, ce qui me fait drôle, c'est d'être passé de l'autre côté. Chez les Autres, là, ceux qui ne savent pas le plaisir que c'est d'être un sale accro...
En fait, je m'aperçois que tellement de moments forts de ma vie sont liés à la clope que je me demande si ça va pas être un peu chiant maintenant.
Je sais, j'ai rien compris aux arguments du Woody Voiture susnommé (Woody... Allen... Voiture... Carr... drôle, humour, ah ah), c'est justement le contraire, la vie est plus belle, plus forte, plus intense sans nicotine, je sais, je sais.
Mais pour l'instant, c'est juste que non. C'est plat sans fumée.
Mais ça viendra, hein. Le déclic va se faire et je pourrai moi aussi devenir un ex-fumeur encore plus chiant et intolérant que ceux qui n'y ont jamais goûté. Hein dis, ça viendra ?
En attendant, relisons ce joli texte de Monsieur Jacques Higelin :
Je suis amoureux d'une cigarette
Toute la sainte journée elle me colle au bec
Hey Lucie, si te reste un peu de ferraille
Ravitaille moi d'un paquet de gris
Que je m'en grille une aussitôt
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho
Je suis amoureux d'une cigarette
Sans elle j'ai l'air d'un poussin
Cherchant son omelette
Hey Suzon, si te reste un peu de pognon
Ramène-moi donc un paquet de blond
Que je m'en roule une aussi sec
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho.
Je l'aime bien épaisse
Roulée comme une papesse
Dans son fourreau Zigzag à bord gommé
Quand du bout de la langue
Je la lèche, elle tangue
Fumante elle frémit sous la morsure
De mon dentier Hé hé.
Je suis amoureux d'une cigarette
Elle a la rondeur d'un sein
Qu'on mord ou qu'on tête
Hey Jenny, y'aura une taffe pour toi
Si tu penses a mon paquet de gris
Magne-toi car j'ai bientôt fini
De tirer sur ce satané vieux mégot.
Je suis amoureux d'une cigarette
Suzy, hey, hey
Je suis amoureux d'une cigarette...
Je suppose que le moment où ces lignes me foutront plus les larmes aux yeux de nostalgie, c'est que j'aurai gagné...
J'exagère, oui. Mais à peine.
14 janvier 2007
Retour à Twin Peaks
Gros coup de nostagie en tombant sur In Twin Peaks, WA, le blog d'un certain Charles, from Brooklyn. Le bon goût de ce garçon l'a amené à aller prendre en photo les lieux du tournage de cette mythique série tels qu'ils sont aujourd'hui.
Rappelons que la cultissime série a été créée à la fin des années 80 par David Lynch et Marc Frost, qu'elle a révolutionné le genre, que sans elle, pas de X Files et tout ce qui s'en est suivi, qu'elle reste aujourd'hui encore une référence pour les amateurs de télévision de qualité et les amateurs de qualité tout court. Et qu'on a toujours pas fini de se poser des questions...
Nostalgie disais-je donc, car moi aussi il y a quelques années, en bon fan qui se respecte, j'avais profité d'un séjour linguistique à Vancouver pour faire, le temps de deux week ends, les quelques centaines de kilomètres qui me séparaient de North Bend et Snoqualmie, les deux petites villes de l'Etat de Washington où le tournage s'était déroulé. Et moi aussi, j'ai pris les lieux en photos en trouvant déjà que ça avait bien changé. C'était début 1994, 13 ans déjà, bon sang. J'étais jeune et fou. ;-)
Et je regarde ces photos, nous sommes en 2007, ça a encore plus changé, je ne suis plus si jeune, ces quelques mois d'exil canadien restent une des plus belles expériences de ma vie, du coup ça m'a fait remonter des souvenirs et je me sens tout chose. En plus, je peux même pas m'en griller une à la santé du bon vieux temps puisque j'ai arrêté. Pfff, putain de dimanche soir !!
Bref, allez voir ce magnifique blog et préparez-vous car l'intégrale de Twin Peaks est (enfin!) annoncée en DVD pour ce printemps.
Thanksgiving Prayer
Thanksgiving Prayer de William S. Burroughs, mis en images par Gus Van Sant
Thanks for the wild turkey and
the passenger pigeons,
destined
to be shit out through wholesome
American guts.
Thanks for a continent to despoil and poison.
Thanks for Indians to provide a modicum of challenge and danger.
Thanks for vast herds of bison to kill and skin leaving the carcasses to rot.
Thanks for bounties on wolves and coyotes.
Thanks for the American dream,
to vulgarize and to falsify until
the bare lies shine through.
Thanks for the KKK.
For nigger-killin' lawmen,
feelin' their notches.
For decent church-goin' women,
with their mean, pinched, bitter,
evil faces.
Thanks for "Kill a Queer for Christ" stickers.
Thanks for laboratory AIDS.
Thanks for Prohibition and the war against drugs.
Thanks for a country where nobody's allowed to mind the own business.
Thanks for a nation of finks.
Yes, thanks for all the memories-- all right let's see your arms!
You always were a headache and you always were a bore.
Thanks for the last and greatest betrayal of the last and greatest of human dreams.
13 janvier 2007
Un rouleau-compresseur qui vole...
... est-ce que ça peut être considéré comme de l'art ? J'en sais trop rien mais je trouve ça vraiment impressionnant.




