Trelkubrations

26 juin 2007

Les trucs qui m'énervent (2)

Etre obligé, alors que je n'ai rien mais alors rien à leur dire, de faire semblant de prendre du bon temps avec les autres parents lors de la soirée de fin d'année de la crèche de mon fils en buvant une mauvaise sangria sous la pluie.

Ce truc qui m'énerve m'énerve d'ailleurs tellement que je vais peut-être bien développer le sujet un de ces jours.

Posté par Trelk à 20:45 - Bla-bla - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


17 juin 2007

I can't get no...

tour_2007J'y suis allé en 1990 et en 1995 (2 fois) à Bâle. En 1998 et en 2003 à Paris. Et à chaque fois, je me dis que bon, c'est la fois de trop, marre d'entendre toujours les mêmes morceaux, même si une fois encore, ils explosent les records de la plus grosse scène, du plus grand écran, des plus énormes effets, de la plus grosse...

A l'issue du concert au Stade de France en 2003, je m'étais promis d'arrêter là. Un son pourri, aucune surprise dans la set list, à peine deux heures de show, je suis sorti déçu de chez déçu.

En lorsqu'ils ont annoncé les dates 2006 et le concert suisse sur un aérodrome militaire, j'ai tenu, j'ai serré les fesses, les dents et tout ce qui se serre et je n'ai pas pris de billets, même pas à la dernière minute, rien, nada, no Stones for me.

J'étais fier de pouvoir me dire que je ne m'étais pas laissé avoir cette fois, je faisais le vieux briscard auprès des copains et des collègues qui y allaient, genre "non moi j'y vais pas, je les ai assez vus, plus rien de neuf, commercial, gna gna, business, gni gni, plus la fièvre, patati..." Des conneries, quoi ! Les voyant revenir des éclats dans les yeux le lendemain, je continuais mon petit jeu mais je crevais de regret et de jalousie.

Alors quand le dexième segment européen du Bigger Bang Tour a été annoncé, je n'ai pas attendu de savoir si j'aurais des places gratuites pour le concert suisse grâce à mon supermarché détesté. J'ai pris mon billet pour la date lyonnaise, c'est demain, je suis super heureux, l'excitation monte, tant pis s'il pleut, on va s'en mettre une bonne lampée et voilà !

C'est quand même The fabulous Rolling Stones, quoi. Jagger qui se fait anoblir, Richards qui se fait mousser en panouillant dans un navet pirate avec Johnny Depp, Ronnie et ses expos de peinture dans de grandes galeries parisiennes, tout ça on s'en fout.

Une fois que l'intro de Start me up va résonner à Gerland, on oubliera tout. Les poils vont se dresser, les frissons parcourir l'échine et le reste et on sera quelques dizaines de milliers à juste prendre du bon temps avec ces vieux brigands qui, malgré tout le bazar autour, font encore ça pour l'amour de la musique qui vient de là...

J'ai vachement hâte !!!!!

Posté par Trelk à 09:44 - Musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

08 juin 2007

Polar

Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigme de l'école anglaise voit le mal dans la nature humaine mauvaise, le polar voit le mal dans l'organisation sociale transitoire. Le polar cause d'un monde déséquilibré, donc labile, appelé à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise. Pas étonnant qu'il reprenne vie ces temps derniers.

Jean-Patrick Manchette, 1979

manchette

Posté par Trelk à 20:50 - Bouquins - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

02 juin 2007

Les trucs qui m'énervent (1)

J'inaugure avec ce post une rubrique qui deviendra (peut-être) récurrente. Juste des faits, pas d'explications.

L'ouverture d'un journal télévisé qui se fait sur un "événement" sportif, ça a le don de m'agacer.

Voilà, c'est tout.

 

Posté par Trelk à 21:10 - Bla-bla - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

01 juin 2007

La fin d'un mythe

061205bens_restaurant_nLu sur Cyberpresse.ca :

Les ex-employés du mythique delicatessen Chez Ben's -qui sera bientôt détruit- se sont donné rendez-vous hier à l'ONF, rue Saint-Denis, histoire de se retrouver et de visionner ensemble un documentaire signé Tim Rideout sur leurs cinq mois de grève. Au menu: pas de smoked meat, certes, mais force accolades, rires et larmes au coin de l'oeil.

Le documentaire ne sera pas diffusé en salle. Il s'agissait simplement d'immortaliser sur pellicule une bataille que la douzaine d'employés présents (sur 22) ont juré ne pas regretter.

«Quand ça fait 21 ans que tu travailles au même endroit, que t'es placier -sans pourboire- à 13,22$ l'heure et que tu dois te battre pour 40 cents de plus, tu te dis à un moment donné que c'est assez», dit Gurmukh Masand.

Le président du syndicat, Charles Mendoza, affichait, lui, 52 ans d'états de service. Il n'est pas déçu, pas fâché. Il est fier de s'être battu pour un peu de dignité, fier d'avoir vécu une expérience syndicale et content d'avoir vu Val-d'Or, le temps de manifestations qui l'ont mené jusque-là. Pour l'instant, il prend des cours de français et cherche à réintégrer le marché du travail.

«Je m'ennuie des clients, mais bon, j'ai été serveur pendant 35 ans, j'aimerais essayer autre chose, un travail manuel, peut-être», dit pour sa part Brian Kravitz.

À l'écran, armé d'un grand couteau, on voit un employé couper le smoked meat et déclarer qu'en cela comme en d'autres choses, ce n'est pas la taille de l'outil qui compte, mais ce qu'on en fait. La salle s'exclame, comme elle rigolera ferme en entendant un des siens dire qu'un coup partis, ils auraient pu, aussi, poser pour un calendrier sexy. Comme un refrain, on les entend aussi crier à l'écran: «Pas de doigts dans la salade de chou!»

Bien que commandé par la CSN, le documentaire intitulé Wanted: Les derniers jours de Ben's Delicatessen inclut la version de la famille propriétaire. Pour un sandwich, un cornichon, quelques frites et de la salade de chou, tu ne peux toujours bien pas faire payer le client plus de 10$, dira Bernard Voyer, porte-parole des Kravitz. En clair: l'économie du smoked meat, en plein centre-ville, ne tenait plus.

Bien que la viande du fameux Schwarz's soit considérée comme étant la meilleure, c'est chez Ben's que je préférait aller manger mon smoked meat quand j'ai eu la chance de passer par Montréal.

800px_SmokedMeatSandwich







Tout y était : l'atmosphère un peu désuette, la carte des mets longue comme le bras alors que 99 % des clients y consommaient la même chose, les photos de célébrités sur les murs, les serveurs qui te parlent comme s'ils t'avaient toujours connu, bref, c'était un passage obligé et je me faisais déjà une joie d'y repasser l'année prochaine.

Une page se tourne. C'est con, il avait presque 100 ans le resto. Triste...

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Posté par Trelk à 20:43 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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