17 mai 2007
Le retour de la Hammer ?
Le producteur hollandais John de Mol vient de récupérer les droits de tous les films produits par la Hammer.
Une bibliothèque d’environ 300 titres parmi lesquels figurent de nombreux Dracula et autres Frankenstein, qui firent beaucoup pour les carrières de Christopher Lee et Peter Cushing.
La société de production américaine Spitfire Pictures fera équipe avec la Hammer nouvelle formule pour mettre en chantier 2 à 3 films d’horreur ou d’épouvante par an.
Des programmes télévisés (Hammer Horror TV) seraient également à l’étude.
Quand j'ai lu cette news, je me suis dit : Enfin !! Après 30 ans de sommeil, le plus grand, le plus légendaire, le mythique studio anglais est de retour. On va pouvoir se délecter de nouveaux films d'horreur gothiques, Christopher Lee va faire des caméos et ça va nous changer des productions ricaines pour adolescents pré-pubères.
Bref, c'est une nouvelle qui m'a rendu heureux.
Puis je l'ai relue et le nom du gars qui a racheté les droits a fait tilt. De Mol... Endemol... oui, le créateur de Big Brother, Loft Story et toutes ces saloperies qui polluent les écrans depuis bientôt 10 ans. Endomol, en France c'est Arthur, c'est dire si ça donne une idée du niveau de passion pour le cinéma de genre des repreneurs...
Faut garder espoir, c'est sûr mais ça refroidit vachement, non ?
Quelques sites pour en savoir plus sur cette mythique compagnie :
La page Wikipedia en français et en anglais
Le site officiel du studio
Un excellent site non-officiel en français
27 février 2007
Volem rien foutre al païs - Pierre Carles (2006)
Dans cette guerre économique, qu'on nous avait promise il y a bien des années et qui avance comme un rouleau compresseur, existe-t-il encore un sursaut d'imagination pour résister ?
Mis en demeure de choisir entre les miettes du salariat précaire et la maigre aumône que dispense encore le système, certains désertent la société de consommation pour se réapproprier leur vie.
"Ni exploitation, ni assistanat !" clament-ils pour la plupart. Ils ont
choisi une autre voie, celle de l'autonomie, de l'activité choisie et des pratiques solidaires...
Après l'excellent Attention danger travail, le dernier film de l'agitateur Pierre Carles est enfin annoncé dans les salles. Ce sera pour le 7 mars et les avant-premières ont commencé. La liste de celles-ci et tout le reste se trouve sur le site du film.
Voilà déjà la bande-annonce :
Volem rien foutre al païs - B-A
envoyé par ricar_mm
Et le film vu par Noël Godin :
Cette fois, ce n’est plus seulement à un bricolage séditieux, sympa, tonique, boyautant et malicieusement rentre-dedans que nous avons affaire, c’est à un chef-d’œuvre-surprise du cinéma de combat radicalement jouissif.
Souffrant fort bien la comparaison avec les plus éperonnantes fictions anarcho-utopistes des années-barricades (La Salamandre, La Fianceé du pirate, Bof et Themroc, les Mocky écrits par Alain Moury…) dont il retrouve le punch dialectique jubilatoire et le jusqu’auboutisme pyromanesque ouvrant sur tous les possibles, le documentaire-manifeste Volem rien foutre al païs s’avère être, de par son existence même, une terrible catastrophe pour le monde du travail décerveleur.
A nous de le montrer partout sans vergogne ! A nous, mis à feu par lui, de tout-tout-tout faire péter pour tout-tout-tout réimaginer !
11 février 2007
Les meilleurs films québecois
La Presse a questionné 50 personnalités du milieu du cinéma au Québec. Aussi bien des comédiens et réalisateurs que des travailleurs de l'ombre, et leur a demandé la liste de leurs dix films québecois préférés.
Bien entendu, comme avec tous les classements, il y a des incohérences, des oublis, des injustices et des oeuvres surévaluées. Mais personnellement, ce top 50 me réjouit car il me permet d'avoir une espèce d'aide-mémoire des films québécois à découvrir en priorité. Maintenant le plus difficile sera de trouver les DVD...
La petite étoile à côté d'un titre signifie que celui-ci est dans ma collection.
Voici donc la liste commentées des 50 meilleurs films :
1. Mon oncle Antoine * (Claude Jutra)
La campagne québécoise profonde des années 40. Dans un petit village minier, la veille de Noël, tandis que le propriétaire anglophone de la mine distribue des candies aux enfants, la mort frappe une maison de pauvres. Tiré d'un scénario de Clément Perron qui se souvenait de son enfance passée à Thetford Mines, ce film d'apprentissage décrit le passage de l'adolescence à l'âge adulte de Benoît (Jacques Gagnon). Sous l'influence de son oncle Antoine (Jean Duceppe), croque-mort et alcoolique, propriétaire du magasin général, et de l'homme engagé (Jutra lui-même), il découvre la vie, les femmes et la mort.
2. Les bons débarras (Francis Mankiewicz)
D'abord, il y a cette langue composée de mots crus, durs, tranchants, magnifiques. Qui prennent d'autant plus d'éclat qu'ils sortent de la bouche d'une fillette vouant un amour si absolu à sa mère qu'elle s'arrange pour éliminer tout autour ce qui pourrait nuire à cette relation qu'elle voudrait exclusive. La rencontre de la poésie de Réjean Ducharme avec la grande sensibilité artistique du cinéaste Francis Mankiewicz, disparu beaucoup trop tôt, a donné au Québec ce chef-d'oeuvre attendu et espéré.
3. Les ordres (Michel Brault)
Quatre ans après la crise d'Octobre, Michel Brault raconte l'arrestation de cinq victimes de la loi des mesures de guerre. Sobre, d'une facture imitant le documentaire, le film dénonçait sans pathos. Entouré d'Hélène Loiselle, Louise Forestier, Claude Gauthier et Guy Provost, Jean Lapointe y faisait montre de ses immenses talents de tragédien.
4. Léolo * (Jean-Claude Lauzon)
Obsédé par la folie qui s'est emparée de toute sa famille à l'exception de sa mère (Ginette Reno), le jeune Léolo, 12 ans (Maxime Collin inoubliable dans ce rôle), croit trouver son salut dans le rêve. Il rêve qu'il est d'origine italienne et il se croit amoureux de la belle Bianca, sa voisine. Mais sa reconnaissance, il la trouvera auprès d'un «dompteur de vers» (Pierre Bourgault), le seul à discerner chez lui une aptitude pour l'écriture.
5. Le déclin de l'Empire américain * (Denys Arcand)
Un groupe d'intellectuels, quatre gars, quatre filles, profs d'université pour la plupart, se retrouvent autour d'un coulibiac dans un chalet des Cantons-de-l'Est pour discuter de cul et régler le sort du monde. Il y a 17 ans, ce film de Denys Arcand avait fait tout un tabac : 2,2 millions de box-office au Québec et 400 000 entrées en France seulement, en plus de rafler le Prix de la critique à Cannes.
6. Pour la suite du monde (Pierre Perreault/Brault)
Deux raisons ont attiré les cinéastes à l'Île-aux-Coudres : la langue et la pêche aux marsouins (bélugas). Mais au travers du langage et des gestes quotidiens de la pêche s'est révélé tout un esprit mythique où figurent les mystères de la lune, le culte des ancêtres, la puissance des marées, la conception sacrale de la tradition, un sentiment d'identification au règne animal.
7. C.R.A.Z.Y. * (Jean-Marc Vallée)
Dans un Québec en pleine Révolution tranquille, entre une mère très croyante et un père aimant mais traditionnel, Zachary, quatrième des cinq fils Beaulieu, cherche à se faire accepter malgré cette sensibilité qui le rend si différent de ses frères.
8. Un zoo la nuit (Jean-Claude Lauzon)
Du climat de violence exacerbée du début jusqu'aux notes déchirantes du Voir un ami pleurer de Brel sur le générique de fin, Jean-Claude Lauzon aura, dès son premier long métrage, imposé un style unique, novateur. En suivant son héros Marcel (Gilles Maheu) qui, après deux ans de réclusion, affronte la faune urbaine auprès de laquelle il doit trouver de nouveaux repères, le réalisateur de Léolo, lui aussi disparu beaucoup trop tôt, fait un détour bouleversant du côté des relations père-fils.
9. Jésus de Montréal * (Denys Arcand)
Tourné trois ans après le succès international du Déclin, Jésus de Montréal propose une réflexion mordante sur la notion d'intégrité.
10. Les Invasions barbares * (Denys Arcand)
Les Invasions barbares demeure un film extraordinairement émouvant. Non seulement par son propos, mais aussi par cette manière habile avec laquelle le réalisateur du Déclin apostrophe la réalité sociale contemporaine. L'histoire retiendra bien sûr les prestations inspirées de Rémy Girard, Stéphane Rousseau et de Marie-Josée Croze mais aussi les qualités d'auteur d'un cinéaste d'exception.
11. Gaz Bar Blues * (Louis Bélanger)
Malgré une santé chancelante, le gérant d'une station service d'un quartier populaire tente de faire face aux vicissitudes de la vie, tout en essayant, en père attentif, de comprendre ses fils, épris de liberté.
12. L'eau chaude l'eau frette (André Forcier)
L’eau chaude, l'eau frette est une poésie de la cruauté, une célébration de l'anarchie ou amis et ennemis se trouvent attablés dans un bar de Saint-Denis en l'honneur du quarante-troizième anniversaire de Polo. Chacun, profitant de cette grande réunion pour régler ses comptes et laver son linge sale en public, le film se termine sur une note mi-amère, mi-triste ou tous furent échaudés et éconduits sans ménagement, le tout dans une grande finale; promise à des lendemains qui déchantent.
13. Le chat dans le sac (Gilles Groulx)
En pleine Révolution tranquille, la phrase liminaire de Claude (Godbout), indépendantiste, héros torturé de ce film, dégageait une saveur prophétique: «Je suis Canadien français et je me cherche.» Aspirant journaliste, Claude entretient une liaison avec une jeune Juive anglophone, Barbara (Ulrich), étudiante à l'École nationale de théâtre. Lorsqu'il s'établit à Saint-Charles-sur-Richelieu, celle-ci lui reproche de fuir la réalité.
14. Au clair de la lune (Marc-André Forcier)
Bert et Franck logent dans une automobile. Un maniaque, la nuit, crève les pneus des voitures du voisinage. Les automobiles crachent des flammèches parce qu'elles roulent sur leurs jantes métalliques. Bert, ex-champion de quilles, ne pouvant plus tenir une boule à cause de l'arthrite, est devenu homme-sandwich. Franck, son nouvel ami, est albinos - c'est donc qu'il vient d'Albinie et qu'il possède des dons!
15. La vie heureuse de Leopold Z (Gilles Carle)
Ce long métrage de Gilles Carle, tiré de la réalité québécoise, raconte les mésaventures de Léo, un homme rempli de bonhomie. L'action se déroule en une seule journée, la veille de Noël, depuis le petit jour jusqu'à la messe de minuit. Une tempête de neige s'abat sur Montréal. Un préposé au déneigement, aux prises avec les obligations de son emploi et celles que lui crée sa famille, fournit l'occasion d'aventures drolatiques.
16. La vraie nature de Bernadette (Gilles Carle)
À une époque où le Québec venait à peine de «sortir du bois», comme on le disait alors, voici Bernadette, héroïne dans le vent : citadine écolo désabusée de la ville, elle se réfugie dans un rang perdu en plein Québec rural. Son retour à la terre façon hippie s'accompagnera cependant d'une terrible désillusion : non, il n'y a pas que de l'air pur à la campagne. On y trouve aussi des profiteurs, des exploiteurs et même quelques vrais salauds. Comme en ville.
17. J.A. Martin, photographe (Jean Beaudin)
Au début du siècle dernier, Joseph Albert Martin (Marcel Sabourin) gagne sa vie comme photographe ambulant. Sa voiture couverte d'une bâche et traînée par un cheval lui sert de moyen de locomotion. Sa femme, Rose-Aimée, en a marre d'être laissée toute seule à la maison. Un jour, elle s'embarque avec lui dans une tournée des villages québécois. Leur couple vacillant va tout à coup retrouver sa vigueur d'antan.
18. La grande séduction * (Jean-Francois Pouliot)
Les habitants d'un petit village portuaire ont besoin de la présence d'un médecin pour qu'une usine s'implante chez eux. Lorsqu'un jeune médecin se présente, tous les mensonges sont bons pour lui plaire et pour le convaincre de s'installer parmi eux.
19. À tout prendre (Claude Jutra)
Claude Jutra à ses débuts s'inspire fortement de la Nouvelle Vague dont il fréquente les meilleurs représentants, Truffaut et Rouch en tête. Raconté au je, À tout prendre fait figure de confession à nu, étonnamment courageuse en cette époque encore pudique. Claude (Jutra lui-même) a eu une liaison avec Johanne (Johanne Harelle qui tiendra un petit rôle dans La Dame en couleurs, son dernier film, après avoir partagé la vie du sociologue Edgar Morin).
20. Les Plouffe (Gilles Carle)
Chronique d'une famille de Québec bouleversée par la crise économique et la guerre, qui transformèrent radicalement la province dans les années 1930 et 1940.
21. La Neuvaine (Bernard Émond)
Une femme désespérée fuit sa maison de Montréal pour aboutir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle veut s'enlever la vie en se jetant dans le fleuve mais un jeune homme venu prier pour sa grand-mère mourante l'en empêche. Il s'attachera à cette femme déchirée, complexe et non-croyante.
22. Histoires d’hiver (François Bouvier)
Martin Roy a-t-il 11, 12 ou 13 ans? Peu importe. L'adolescence va bientôt le rattraper malgré lui. Insouciant des questions qui agitent les grands, il collectionne les cartes de hockey avec l'ardeur d'un passionné. Rien de plus banal que sa famille. Sa mère (Diane Lavallée) s'adonne à la peinture par numéros et son père (Luc Guérin) étudie l'anglais pour mieux séduire ses patrons. Quant à l'école, elle ne présente guère de défis.
23. 32 films brefs sur Glenn Gould (François Girard)
Fiction? Documentaire? Fiction documentée? Le fait est que ce film singulier, inclassable, est trop précieux pour être écarté de ce palmarès. Pour reconstituer - et de quelle brillante façon - la vie de ce personnage atypique, célèbre pianiste torontois qui, en 1964, a décidé d'abandonner la scène en pleine gloire par «objection morale», François Girard s'est inspiré des Variations Goldberg de Bach. La structure du film repose ainsi sur 32 vignettes autonomes.
24. L’homme qui plantait des arbres (Frédérick Back)
Dans une vallée asséchée, un homme plante un à un des arbres afin de faire renaître la nature. Animation de crayons de cire sur acétate dépolie.
25. Le Confessionnal * (Robert Lepage)
Il a beau dire que le cinéma n'est pour lui qu'un simple passe-temps, Robert Lepage a réalisé, avec ce premier long métrage, un coup de maître. Film ambitieux dans lequel le sens visuel aigu du créateur est bien entendu mis au premier plan, Le Confessionnal entremêle habilement deux époques au fil d'une enquête que mènent deux frères pour résoudre une énigme ayant à jamais hanté leur vie.
26. Le temps d’une chasse (Francis Mankiewicz)
Le Temps d'une chasse est l'histoire de trois hommes et d'un enfant qui vont à la chasse pendant trois jours. Pour eux qui sont d'un milieu modeste, la chasse représente une promotion sociale, la liberté. Mais c'est surtout une épreuve de virilité dont il faut qu'ils sortent vainqueurs. Leur belle aventure, hélas! se termine par un drame.
27. Réjeanne Padovani (Denys Arcand)
À la veille de l'inauguration d'une autoroute, un entrepreneur mafieux reçoit des amis, dont le ministre de la Voirie et le maire de la ville. Par ailleurs plane l'ombre de sa femme Réjeanne.
28. Roger Toupin, épicier variété (Benoît Pilon)
Chronique du quotidien autour de la vie de Roger Toupin, propriétaire d’une épicerie de quartier devenue un club social beaucoup plus qu’un commerce et fréquentée par des gens qui appartiennent à un monde qui disparaît sans laisser beaucoup de traces.
28. Le Party * (Pierre Falardeau)
Divers incidents se produisent lors d'un spectacle auquel assistent des détenus dans un pénitencier à sécurité maximale.
30. Gina (Denys Arcand)
Les conditions de travail dans les usines de textile, la vie des danseuses envoyées par leurs gérants aux quatre coins de la province, la censure qui s'exerce contre un cinéma qui veut dire les choses telles qu'elles sont : voilà ce que Arcand connaît, voilà ce qu'il raconte dans Gina.
31. Mourir à tue-tête (Anne Claire Poirier)
Mourir à tue-tête s'attaque à un sujet que les mentalités collectives s'acharnent à considérer comme tabou : le viol de la femme, de l'individuel (le cas de Suzanne) au rituel (la clitoridectomie), en passant par celui de masse (les Vietnamiennes).
32. Les bûcherons de la Manouane (Arthur Lamothe)
Cette observation sensible de la vie des bûcherons du Haut-Saint-Maurice s'intéresse principalement aux difficultés de la tâche, à l'ennui et à l'isolement. Le cinéaste se préoccupe aussi des conditions de vie des Amérindiens côtoyés par les bûcherons.
33. Requiem pour un beau sans cœur (Robert Morin)
Les trois derniers jours de Regis Savoie, redoutable voleur et assassin en cavale, évoqués à travers les regards de huit personnes qui racontent, chacune à sa manière, les événements.
33. Pas de deux (Norman McLaren)
Ce film est une sorte de miroir magique de la danse. Margaret Mercier et Vincent Warren, deux étoiles des Grands Ballets canadiens évoluent sur un pas de deux. McLaren capte l'harmonie de leurs mouvements et la fait sienne en multipliant l'image au moyen de l'imprimerie optique.
33. Le paysagiste (Jacques Drouin)
Utilisant la technique d'animation de l'écran d'épingles d'Alexeieff, ce film d'une grande sensibilité convie le spectateur à puiser, parmi les symboles énoncés, ceux que déclenchera en lui une prise de conscience des forces du subconscient qui jouent sur la réalité de toute son existence.
36. Octobre * (Pierre Falardeau
)
Inspiré par le témoignage de Francis Simard, l'un des membres de la cellule du FLQ qui enleva Pierre Laporte, Octobre raconte, jour après jour, le plus tristement célèbre kidnapping politique de l'histoire du Québec qui se termina lorsque la police retrouva le corps de l'otage dans le coffre arrière de la voiture ayant servi à l'enlèvement.
36. La Sarrasine (Paul Tana
)
Giuseppe et Ninetta tiennent une pension de famille où ils accueillent leurs compatriotes siciliens. Un jour, Giuseppe se porte à la défense de l'un de ses pensionnaires et tue accidentellement Théo, le gendre de son meilleur ami canadien-français.
38. Les dernières fiançailles (Jean-Pierre Lefebvre)
Deux vieux très dignes. Deux amoureux très tendres, avec leurs petits gestes quotidiens, leurs souvenirs qui font sourire et qui font mal. Deux vieux amants qui s'amusent ou se réconfortent et qui s'envoleront main dans la main, comme «sur les ailes d'un ange».
39. Kamouraska (Claude Jutra)
Un roman d'Anne Hébert aux horizons vastes comme le Saint-Laurent a fourni à Claude Jutra l'occasion d'entreprendre son oeuvre la plus aboutie. Fresque à la Docteur Jivago, Kamouraska met en scène un certain Dr Nelson qui, vers 1870, s'amourache d'une jeune femme (Geneviève Bujold) élevée suivant les règles sévères de la bourgeoisie de l'époque. Devenue vieille, celle-ci se remémore cette aventure qui l'a profondément marquée.
40. Les mâles (Gilles Carle)
Une réflexion sur les rapports entre l'homme, la femme et la société, à travers le portrait de deux hommes, vivant à l'état sauvage, qui s'entredéchirent après qu'une femme se soit installée avec eux.
40. Le bonheur, c’est une chanson triste (François Delisle)
Imaginez que c’est l’été et que Montréal baigne depuis plusieurs jours dans le smog et la chaleur... Puis imaginez qu’en plein centre-ville, une femme s’approche de vous avec une petite caméra vidéo à la main. Cette personne vous demande de participer à une enquête qui tient à une seule question. Un peu méfiant, vous vous arrêtez et alors elle vous pose cette question : «Pour vous c’est quoi le bonheur?»
40. Entre la mer et l’eau douce (Michel Brault)
L'histoire que vivent mes amis devant la caméra est celle d'un jeune homme qui, parti de son lointain pays à la conquête d'un monde nouveau, la grande ville, après y avoir fait la quête de certaines amours, retourne chercher réconfort dans sa région natale. Mais tout est terminé, les liens n'existent plus. Il repart donc à la conquête du «nouveau monde», cette fois pour de bon... Mais il aura perdu Geneviève.
43. Petit Pow! Pow! Noël (Robert Morin)
La nuit de Noël. Caméra dans une main, seringue dans l'autre, un homme pénètre dans un centre hospitalier de longue durée pour faire le procès de son père et éventuellement l'exécuter. Complication : le vieillard est autiste et le personnel infirmier, dérangeant.
43. On est au coton (Denys Arcand)
Immensément controversé, ce film aux dimensions colossales a été réalisé en 1970, par Denys Arcand et un groupe de cinéastes, dans le milieu de l'industrie textile québécoise. Il tente de mettre en lumière trois thèmes principaux: le phénomène de la fermeture de ces usines, la vie quotidienne des ouvriers, en incluant les maladies qui les frappent (surdité industrielle, pneumochonyose), et enfin les grèves et les luttes menées par les ouvriers pour se sortir d'une situation aussi pénible.
43. 15 février 1839 * (Pierre Falardeau)
15 février 1839 se révèle un film poignant dans lequel certaines scènes ne sont pas près de s'effacer de nos mémoires. En relatant les dernières heures de deux Patriotes qui, au petit matin du 14 février 1839, apprennent qu'ils seront pendus le lendemain, Falardeau laboure bien entendu le terrain du film politique mais aussi celui de l'intimité, de l'émotion.
46. Un crabe dans la tête (André Turpin)
Alex a 31 ans. Son besoin excessif de plaire, combiné à sa phobie de la confrontation, fait de lui un être charmeur mais fuyant. Il subira les conséquences désastreuses de ses conquêtes, apprendra du coup à modérer ses ardeurs et à accepter le jugement d'autrui.
46. Flamenco at 5:15 (Cynthia Scott)
Dans une ancienne église réaménagée, regard sur le flamenco tel qu'enseigné à l'École Nationale de Ballet du Canada par des Espagnols, Susana et Antonio Robledo, de passage à Toronto.
48. La surditude (Yves Dion)
Témoignage lucide et réaliste de personnes atteintes de surdité aux prises avec les difficultés et les problèmes inhérents à leur condition. Amalgame des mots surdité et solitude, La Surditude se veut une réflexion sur l'univers des personnes handicapées auditives confrontées au monde des entendants
48. Jacques et novembre (J.Beaudry/F.Bouvier
)
Les derniers jours d'un homme qui filme avec humour sa mort
48. Chronique de la vie quotidienne (Jacques Leduc)
Avec ce film, Jacques Leduc prend l'envers de ses propositions initiales en allant chercher dans le quotidien, par le direct, les éléments qui, recomposés, y forment une fiction. Il renouvelle ainsi la démarche du direct traditionnel canadien.
48. L’âge de la machine (Gilles Carle)
Un voyage à Senneterre, où il faut aller chercher un prisonnier un peu spécial, est l'occasion pour un jeune policier de la métropole de prendre conscience qu'il n'est peut-être pas fait pour ce métier. Tout, même une simple machine à écrire, concourt, en cette veille de Noël 1933, à lui faire choisir une nouvelle voie.
18 janvier 2007
Madâme - John Paul Lepers (2006)
Pour les parisiens ou ceux qui passent à Paname ces prochaines semaines et qui veulent se faire une toile utile :
"MADÂME, LE FILM"
depuis une semaine, dans une seule salle en France!
TOUS LES JOURS À 20H00
AU CINÉMA L’ENTREPÔT (réduction pour les chômeurs)
7 rue Françis de Pressensé 75014 Paris 01 45 40 60 70
(Métro Pernety, ligne 13)
La fréquentation de la première semaine est bonne, et pourtant nous avons besoin de vous aujourd'hui !
Malgré l'actualité de l'opération "Pièces Jaunes", à ce jour pas de promo ni de presse pour le film interdit...
Merci de faire suivre ce message à vos amis, vos collègues, vos connaissances.
Ce film marchera grâce au bouche à oreille ou il disparaîtra de l'écran. Plus d'infos et des bandes annonces sur: http://johnpaullepers.blogs.com
Chansons du deuxième étage - Roy Andersson (2000)
Dans une ville européenne indéterminée, un employé s'accroche aux pieds de son patron qui vient de le licencier après 30 ans de bons et loyaux services, un magicien scie vraiment en deux un spectateur qui se retrouve à l'hôpital et un immigré se fait rouer de coups par des passants bien habillés devant des badauds indifférents. Pendant ce temps, un marchand de meubles se promène dans la ville le visage couvert de cendres, après avoir incendié son propre commerce pour toucher les assurances. Son fils aîné est un poète interné dans un institut psychiatrique, tandis que son autre fils conduit un taxi dans des rues en proie à d'immenses embouteillages. Ces événements et bien d'autres sont annonciateurs d'un grand chaos, aussi bien économique que social et spirituel.
Je me souviens qu'à la sortie de la salle, ma copine de l'époque et moi-même nous sommes dit que s'il avait raté la Palme à Cannes, c'était certainement parce qu'un tel chef-d'oeuvre d'humanité, d'intelligence et de pure beauté était au-delà d'un prix finalement si banal. Que ce Sångar från andra våningen méritait plus quelque chose comme un Nobel du cinéma, un prix plus définitif, en gros.
Parce que l'impression de sortir d'une salle de cinéma en étant transformé, plus ouvert, plus intelligent, plus humain et tout ça en étant en plus passé par toutes les émotions que le 7ème art peut offrir, c'est une expérience tellement rare que le fait que Besson et son jury aient préféré lui délivrer un prix de consolation n'avait que peu d'importance, mis à part le fait que ça aurait pu offrir une exposition médiatique plus importante à ce bijou.
Bref, j'aime énormément Chansons du deuxième étage et les multiples visionnages en DVD depuis cette première rencontre n'ont fait que me conforter dans mon opinion.
Quelques extraits de critiques glanées sur le web
(...)Il ne faut pourtant pas s'arrêter au côté absurde du film. Il existe une véritable profondeur dans " Chansons du deuxième étage ". L'humour cache (et à la fois révèle) un grand désarroi. L'absurde des scènes est là pour mieux parler des hommes. En voyant le film, on a le sentiment d'être devant un Monty Python qui aurait une portée existentielle. Parce que Roy Andersson a un véritable sens de la cocasserie et de l'humanité. Et parce que pour lui, " l'humour est une question de vérité (..)
(...)Roy Andersson ne nous épargne aucune stupidité sociale, toutes ici sont mises en exergue de façon amèrement cynique. C’est ce qui fait que nous sommes toujours sur le fil du rire, entre moquerie de l’autre et malaise de nous reconnaître aussi dans ces habitudes. Ainsi ce grincement efface toute éventuelle condescendance à l’égard d’une société filmée sous ses pires dehors par des images austères mais soignées à l’extrême et dont la pertinence frappera le spectateur chanceux d’assister à un tel manifeste.
(...)La composition progressive de certains plans rappelle la manière de Tati, des passages surréalistes s'inspirent directement de Buñuel, tandis que l'humour noir ou absurde de certaines situations évoque les Monty Python. Pourtant, à travers ces moments cocasses ou insolites, se profile une méditation désespérante sur la société occidentale actuelle, en proie au capitalisme sauvage et en perte de repères spirituels ou religieux. Au surplus, les teintes glauques des images, les visages blafards de certains personnages, la présence de revenants qui viennent donner mauvaise conscience aux vivants, confèrent une ambiance crépusculaire à cette oeuvre singulière, inspirée par un poème tout aussi étonnant du Péruvien Cesar Vallejo, écrit en 1936. Les interprètes, tous des non-professionnels, jouent dans la note voulue.
02 janvier 2007
Bande-annonce Shining
Une fausse bande-annonce de Shining de Stanley Kubrick, remontée de façon à en faire une comédie familiale. La voix off est bidon mais toutes les images et dialogues sont réels.
C'est franchement impressionnant
28 décembre 2006
Top 10 2006
Etant donné que je ne retournerai pas au cinéma d'ici lundi, voici les dix films qui ont marqué mon année cinématographique :
10 - United 93 (Vol 93), de Paul Greengrass
9 - Capote (Truman Capote), de Bennett Miller
8 - C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée
7 - Babel, d'Alejandro González Iñárritu
6 - The wind that shakes the barley (Le vent se lève), de Ken Loach
5 - Good night and good luck, de George Clooney
4 - Enfermés dehors, d'Albert Dupontel
3 - Flandres, de Bruno Dumont
2 - Romanzo criminale, de Michele Placido
1 - The departed (Les infiltrés), de Martin Scorsese
et un gros gros coup de coeur pour deux documentaires forts, engagés et utiles : Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil et J'ai très mal au travail, de Jean-Michel Carré
25 novembre 2006
D comme Darroussin. Et comme Déception
J'aime beaucoup le comédien Jean-Pierre Darroussin. Ses films avec Guédiguian, son air lunaire, ses rôles inoubliables dans Mes meilleurs copains et dans les films écrits par le tandem Jaoui-Bacri...
Et j'avais l'impression que l'homme Darroussin était également un type avec qui je pourrais prendre un verre, un gars intelligent mais simple, doué mais pas hautain, (re)connu mais pas snob.
Puis, il y a quelques semaines, sur une des chaînes CinéCinéma, il était invité pour parler de son premier film comme réalisateur, Le pressentiment.
Juste avant son arrivée en plateau, on avait vu un sujet sur le film Le diable s'habille en Prada, avec Meryl Streep. Bien entendu, l'animateur demande à Darroussin et à la comédienne Jeanne Balibar, également invitée, s'ils iront voir ce film.
Balibar fait clairement comprendre, et c'est son droit, que non, elle n'ira pas, que ce n'est pas sa tasse de thé. Quant à Darroussin, il nous sort une ânerie du style : Je ne comprends pas qu'une si grande comédienne gâche son talent en tournant des trucs pareils !!!
J'ai été franchement déçu, pour ne pas dire choqué. Ce genre d'idioties puantes et hautaines, je sais qu'on peut toujours en lire dans certains magazines qui ont le monopole du bon goût et de la culture comme il faut mais venant d'un homme que l'on peut s'imaginer "du peuple", qui met en avant l'amitié, la sincérité et le respect (du moins, c'est ce qui ressort de ses interviews et de la plupart des films qu'il défend), c'est vraiment du mépris digne d'une gauche-caviar qu'on croyait disparue et ce pour Meryl Streep comme pour ceux qui apprécient ce type de films.
Cette intellectuallisme despotique me gonfle profondément. Ca, tu peux aimer, y'a le label culture dessus, tu as le droit mais ça non, c'est américain, c'est pas indépendant, c'est forcément suspect, ça sert qu'à rapporter des brouzoufs etc etc.
Ras-le-bol de ces donneurs de leçons qui pensent détenir la suprême vérité.
J'aime le cinéma populaire, j'aime même des trucs que certains pourraient qualifier de honteux (les films de bidasses, Porky's, les nanars gore...) et j'aime aussi Bergman. Dans ma DVDthèque, Paul Préboist côtoie Hitchcock et les films de cannibales italiens des années 70-80 ne sont pas loin de l'intégrale Woody Allen.
J'ai adoré Jean-Pierre Darroussin dans Feux rouges et dans Marie-Jo et ses deux amours. Mais je l'ai aussi apprécié dans Ah si j'étais riche ou Mille millièmes. Et pourtant, ces deux films ne pas vraiment ce qu'on peut appeler des chef-d'oeuvres. Ce sont des petites comédies, idéales pour passer 1h30 sans prise de tête et avec le sourire.
Mais c'est sûr qu'on peut se demander ce qu'un acteur de cette qualité va faire dans ce genre de trucs sans prétention, divertissants et populaires alors qu'il pourrait mettre son talent au service de grandes oeuvres qui feront date dans l'histoire du cinéma.
Peut-être qu'il fait ce genre de films pour payer ses impôts. Ou pour se marrer pendant le tournage. Ou parce qu'avec le pognon qu'il gagne là, il pourra tourner avec de jeunes auteurs sans budget, j'en sais rien. Et je m'en tape. Mais qu'il regarde devant sa porte avant de jouer le gardien de la qualité et du bon goût.
Cher Jean-Pierre, quand ta filmo sera irréprochable, tu pourras cracher sur Meryl Streep et ses choix. En attendant, va jouer dans ce que tu veux, Le coeur des hommes n° 32, c'est ton droit, même si personnellement, j'ai pas apprécié du tout le premier, fais juste ton boulot sans pisser sur celui des autres et ceux qui l'apprécient.
23 novembre 2006
Mort de Philippe Noiret
Tristesse...
C'est décidément une sale semaine pour le cinéma. Après le décès de Robert Altman, on vient d'apprendre la mort de l'immense Philippe Noiret à l'âge de 76 ans.
Petite bio piquée sur allociné.fr :
Après avoir échoué plusieurs fois à son baccalauréat, Philippe Noiret prend des cours d'art dramatique et entre en 1953 au Théâtre National Populaire dirigé par Jean Vilar. Il y connaît la vie de troupe pendant sept ans, côtoie Gérard Philipe, interprète plus de quarante rôles et y rencontre l'actrice Monique Chaumette, qu'il épousera en 1962. Parallèlement, il forme un duo comique de cabaret avec Jean-Pierre Darras, loin des pièces classiques du TNP.
Il tient un premier rôle au cinéma en 1956 dans La Pointe courte d'Agnès Varda, mais doit attendre 1960 pour apparaître à nouveau sur grand écran dans Zazie dans le métro de Louis Malle. Hormis son rôle dans Therese Desqueyroux de Georges Franju en 1962, Philippe Noiret enchaîne des seconds rôles sans percer jusqu'à La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau, en 1966. Mais c'est le personnage de paysan rêveur et bucolique d'Alexandre le Bienheureux, réalisé par Yves Robert, qui le fait remarquer des professionnels et du grand public en 1967, au point de pouvoir se consacrer exclusivement au cinéma et d'abandonner le théâtre.
Conscient qu'il ne tiendra jamais des rôles de jeune premier, le comédien enchaîne les apparitions en Monsieur Tout-le-monde (La Vieille fille, 1971), n'hésitant pas à bousculer son image bonhomme avec des longs-métrages polémiques comme La Grande Bouffe de Marco Ferreri, récit d'un suicide collectif par la nourriture qui provoque un véritable scandale à Cannes en 1973. Il se fait une spécialité des personnages de composition, avec une prédilection pour certains réalisateurs comme Bertrand Tavernier (L' Horloger de Saint-Paul, 1973; Que la fete commence, 1974), Yves Boisset (L' Attentat, 1972; Un taxi mauve, 1977), ou encore Philippe de Broca (Les Caprices de Marie, 1970; Tendre poulet, 1977).
Philippe Noiret passe au statut de star hexagonale grâce à l'immense succès populaire du Vieux Fusil de Robert Enrico qui lui vaut un César du Meilleur Acteur en 1976. Mais le comédien n'abandonne pas pour autant son goût de la composition, nuançant d'une pointe d'humanité ses rôles de salaud (Coup de torchon, 1981), ou de perversité ses personnages de bourgeois honorables (Le Temoin, 1974).
Il suit par ailleurs une carrière en Italie, principalement sous la direction de Mario Monicelli (Mes chers amis, Pourvu que ce soit une fille), et devient la figure incontournable des comédies françaises à succès dans les années 80 et 90 avec Twist again à Moscou de Jean-Marie Poiré et surtout Les Ripoux de Claude Zidi, en 1984. Le succès de ce film donne lieu cinq ans plus tard à une suite intitulée Ripoux contre ripoux, et le tandem de flics formé par Noiret et Thierry Lhermitte remettra le couvert en 2003 pour Ripoux 3, du même réalisateur. L'acteur remporte son second César en 1990 pour La Vie et rien d'autre et figure même en haut de l'affiche de productions internationales comme Cinema Paradiso (1988).
Moins sollicité par le cinéma au milieu des années 90, Philippe Noiret remonte sur les planches en 1997 dans Les Cotelettes de Bertrand Blier puis joue dans l'adaptation cinématographique de la pièce en 2003, toujours signée Blier. Mais c'est en jouant la même année le rôle d'un père tendre et maladroit sous la direction de Michel Boujenah dans Père et fils qu'il renoue, à 73 ans, avec le succès. En 2005, il est à l'affiche de la comédie policière Edy, portée par François Berléand.
21 novembre 2006
Bon voyage Mr Altman
Je viens d'apprendre la mort de Robert Altman et c'est une bien triste nouvelle.
Cet immense réalisateur américain a tourné des films qui font partie des plus belles oeuvres cinématographiques qu'il m'ait été donné de voir.
Le spécialiste du film choral m'a souvent subjugué par sa façon à la fois très noire et pleine d'humanité de décrire ses contemporains.
M.A.S.H., The Player, Un Mariage mais surtout Nashville et Short Cuts resteront à jamais gravé dans ma mémoire d'amateur de belles pellicules.
Son dernier film, A Prairie Home Companion sort en décembre.




